La dernière entrée de ce journal date de mai 2025. Depuis, j'ai fait la chose la moins spectaculaire qui soit : je suis sorti. Entièrement. 100 % cash.
Ce n'est ni une fuite ni une pause. C'est une position.
Dans la palette multi-stratégies avec laquelle je travaille, le cash n'est pas l'absence de choix — c'est l'un des choix. Quand le régime de marché n'est ni clairement haussier, ni encore disloqué, la meilleure stratégie de la palette est parfois de n'en déployer aucune. Attendre est un acte de gestion du risque, pas un aveu d'impuissance.
Soit la reprise se confirme, et je redéploie progressivement sur les valeurs en momentum. Soit le crack arrive, et la liste de courses est déjà prête — on achète la dislocation, pas le rebond de la veille. Entre les deux ? Rien. Le plus dur en trading n'est pas d'agir : c'est de ne pas agir.
Ceux qui suivent ce journal depuis les entrées GameStop de 2024 savent que je garde un œil sur les valeurs ultra-shortées. En juillet 2026, AMC a rebondi : un weekend record au box-office porté par Toy Story 5, une levée d'environ 200 M$, un début de nettoyage de la dette. Et pourtant, à mes yeux, ce n'est pas encore intéressant : le titre reste à une fraction de ses niveaux d'antan, et la dette demeure l'éléphant dans la salle de cinéma. Précision utile : AMC est une valeur que je suis, pas une valeur que je recommande.
Ce que je surveille — les lecteurs de l'entrée de mai 2025 reconnaîtront la méthode : le volume avant le prix. Et le comportement du titre le jour où le marché global se retournera, dans un sens ou dans l'autre.
Un régime haussier confirmé sur les indices — tendance réinstallée au-dessus des grandes moyennes mobiles — pour redéployer côté momentum. Ou une capitulation générale, pour acheter la peur avec un plan. La prochaine entrée de ce journal s'écrira ce jour-là.